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Assan-Farid et Amina Dina


 

Assan-Farid Dina naît le 12 avril 1871 dans la localité de Pamplemousses, sur l'île Maurice où les britanniques chassent les français en 1810. Ils importent des populations venues de l'Inde afin de développer les plantations. Les français l'ont fait avant eux avec des africains, pour exploiter ce bout de paradis perdu qui, on n'en doute pas, ne demande qu'à servir les besoins économiques des uns et des autres.

 

cliquer sur la photo d'Assan-Farid Dina

Photo d'Assan Dina, sur fond d'ile Maurice

 

Assan Dina dans son île natale, avec une vue de la côte et une vue du jardin botanique de Pamplemousses, sa ville de naissance, à l'intérieur des terres.

 

Pour les visiteurs arrivant directement du web, voyez d'abord ici les cartes de tarot couvrant les murs de la chapelle. For the visitors entering here directly from the web, see here first the tarot's cards covering the chapel's walls.

 

1- La jeunesse d'Assan-Farid et Amina Dina.

Nous n'avons que très peu de documents et aucun ne remonte directement à cette époque.

J. F Roussy de Sales publie un article sur le château des Avenières en 1996 dans la Revue Savoisienne de l'Académie Florimontane d'Annecy. Les erreurs de généalogie contenues dans cet  article ont été corrigées :

Assan Dina est né à Pamplemousses dans l'île Maurice, le 12 avril 1871. Sa soeur, Amina Dina, est née en France le 1er mars 1873. Leur grand père est maharaja de Lahore, dans l'actuel Pakistan. Leur père Nourredine Aly Farid Dina, ingénieur du gouvernement des Indes, épouse Mademoiselle Mariquitta de Germonville, fille de Monsieur de Germonville et de Mme Charlotte Bosselet.

Assan et Amina Dina reçoivent une excellente éducation qui en fait, comme leur père, des ingénieurs, lui en électricité, elle en transports publics, les chemins de fer. Ils voyagent avec leur père, leur mère étant décédée en 1874, laissant Assan à l'âge de trois ans et sa soeur Amina à un ans. Ils parcourent l'Algérie, puis l'Afrique du Sud, l'Ouganda, Madagascar et surtout la Chine. Ils parlent, entre autres, le chinois, entrent en contact avec des mandarins.

Assan étudie des projets de route et de ligne ferroviaires, surtout en Mandchourie. Quant à Amina, elle épouse à 26 ans Rudolf Heinrich Schneebeli, citoyen suisse, le 27 avril 1899. Leurs noces se déroulent à Beira, capitale du Mozambique, où elle travaille avec Monsieur Schneebeli, ingénieur comme elle des ponts et chemins de fer. Ils y réalisent une voie de chemin de fer à destination de Johannesbourg.

Amina a également une part déterminante quant aux projets de son frère Assan. Curieusement seul le rôle d'Assan est mis en avant jusqu'à ce jour dans toutes les études du château des Avenières. Celles-ci méconnaissent son existence et son rôle. Pourquoi la personne d'Amina a-t-elle été occultée, oubliée de la mémoire des personnes ou des écrits restants ? Une étude au sujet d'Amina doit être menée.Elle est la rédactrice de l'ouvrage " L'Astre-Dieu", publié en 1917. Cet ouvrage ose faire un pont entre l'analyse scientifique du fonctionnement du Soleil et sa compréhension au niveau métaphysique, spirituel.

Laissons de côté Amina pour l'instant, et revenons à Assan.

Pascal Hausermann, dans son ouvrage de 1994 intitulé "Assan F. Dina ou le sphinx des Avenières", cite un article de l'Echo des Savoies, de Monsieur Sylvestre, paru le 19 février 1926 :

"Assan Dina, d'origine hindoue, fut orphelin de sa mère à l'âge de trois ans. Elle est morte prématurément à Ceylan. Son père, qui était ingénieur du gouvernement des Indes, lui donna une sérieuse instruction et il le mit très jeune en face des difficultés de la pratique. Il mena avec lui une vie de voyages et d'exploration à travers l'île de Ceylan...

Attiré dès l'enfance par le spectacle grandiose que présente le ciel étoilé des Indes, il prît un goût particulier aux recherches astronomiques. Il fréquenta des savants archéologues et d'importantes personnalités religieuses de ces pays très versés dans les Ecritures saintes, qui imprimèrent dans son esprit le désir de rallier, si possible, les sciences occidentales avec les traditions, tant de fois millénaires, de l'Extrême-Orient...

Revenu en Europe pendant sa jeunesse, il demeura un certain temps en Algérie, où il continua avec persévérance ses études dans la même direction. Séjournant à Madagascar, avant la conquête française de 1895, il étudia les indigènes et recueillit des documents inédits sur leur origine...

Il commence sa grande carrière d'exploration. Il se trouve au Transvaal trois ans avant la guerre Anglo-Boër de 1899... Il a 25 ans.

Il est de retour en Europe après la conquête du Transvaal par l'Angleterre... et part pour l'ouest de la Chine où il séjourne de nombreuses années... Il s'attache à faire adopter un projet de jonction par voie ferrée des Indes à la Chine en traversant la région du bas Himalaya, rivale heureuse du Transsibérien..." (fin de citation)

 

Des points précédents il ressort qu'Assan Dina est ingénieur et qu'il voyage beaucoup en Asie et dans le sud de l'Afrique. Nous n'en savons guère plus mais nous pouvons essayer de cerner des évidences.

A Pamplemousses où naît Assan Dina il n'y a pas d'école d'ingénieur. Son père a dû le faire instruire à l'étranger. Où donc ? Certainement pas aux Indes où la culture technologique n'est pas suffisamment développée. Comme Pamplemousses est sous domination anglaise, Assan fait probablement ses études en Angleterre.

C'est d'ailleurs ce qu'écrit Monsieur Charles Fehrenbach (1914-2008+), un des pères de l'astronomie française, dans son livre Des hommes, des télescopes et des étoiles, publié en mai 1990 aux éditions du CNRS à Marseille, à la page 32 : "Assan Farid Dina est un ingénieur électricien de nationalité britannique, mais d'origine hindoue, qui construisait des usines hydroélectriques en Haute Savoie et dans l'Aube ; sa mère était française...." (fin de citation) Cette phrase extrêmement importante nous apprend la spécialité d'Assan et les lieux où il l'exerce.

Par contre il n'y a aucun rapport entre les chemins de fer en Mandchourie et la spécialité d'ingénieur en électricité, voire en hydroélectricité d'Assan Dina. Son père aurait-il été un spécialiste de la construction ferroviaire ? Sa mère étant décédée, Assan suit-il son père à la fin de son adolescence dans le Transvaal et peut-être en Chine ? C'est une explication plausible et pour moi la seule possible en l'état actuel de la documentation existante.

 

 

Devant des milieux sociaux et culturels si dissemblables et des lieux de vie si éloignés, seul un destin particulier peut faire le trait d'union entre Mary et Assan que tout sépare à priori.

 

Blason de la famille Shillito

 

 

2- Assan Dina arrive aux Avenières, Amina en arrière-plan ?

Monsier Pascal Hausermann, ancien propriétaire du château, dans son livre cité en préambule, ne donne pas d'éclaircissement sur les circonstances de l'arrivée d'Assan Dina aux Avenières. Madame Dubois, dans son livre "Fulcanelli dévoilé", également cité en préambule, ne s'arrête pas non plus sur ce point, quoique en peu de pages (page 38 et séq.) beaucoup d'informations inédites sont données.

J. F. de Roussy de Sales dans l'article cité ci-dessus écrit : "Mary Shillito a connu Salomon Reinach (1858-1932), le grand érudit archéologue, par l'intermédiaire de Pauline Tarn,  Renée Vivien de son nom de plume, et l'invite en séjour aux Avenières. Salomon Reinach amène en 1913 un collègue hindou, Assan Dina, qui s'occupe d'Assyriologie".

L'hypothèse suivante est également possible. Assan Dina est ingénieur en hydroélectricité. Depuis l'invention de la "houille blanche" par le grenoblois Aristide Bergès et sa présentation à l'Exposition Universelle à Paris en 1889, où le terme fut consacré, les premières usines hydroélectriques fleurissent le long des cours d'eau de montagnes afin de produire l'électricité nécessaire aux usines et, en cas de surplus, la lumière aux maisons fortunées. Le château des Avenières a besoin d'électricité. Est-ce Mary Shillito qui sollicite les services de Monsieur Assan Dina, ou est-ce lui qui, après l'avoir rencontrée, lui propose de le faire ? La question n'est pas tranchée, mais Assan Dina installe des centrales hydroélectriques dans la région, comme mentionné dans le livre de Monsieur Fehrenbach, et dans l'Aube dont sa mère serait originaire.

Une troisième hypothèse, plus récente et plus sûre, grâce au témoignage de Mme K.D.P, affirme qu'Amina, alors en relation avec Mary Shillito, lui fait connaître son frère Assan.

En 1907 la construction du château commence sous l'égide de Mary Shillito, la commanditaire. Elle est conseillée par sa "secrétaire" et amie, Marcelle Senard. Elle s'achève en 1913.

Cette même année Mary et Assan se connaissent déjà et ils décident de se marier à Paris. Le mariage est célébré le 22 janvier 1914 à 17h45 à la mairie du XVème arrondissement. Assan a 43 ans.

 

Vous pouvez voir ici le faire-part de mariage de Mary Shillito avec Assan Dina ainsi que l'extrait des minutes de l'acte de mariage et la mention du contrat de mariage. Mary Shillito est domiciliée 45, Avenue de Friedland. Assan Dina réside au 150, avenue Emile Zola, dans le XVème arrondissement, avec sa soeur Amina Dina.

 

Il serait extrêmement intéressant de connaître la liste des invités à ce mariage, en réponse au fairt-part spartiate, minimaliste, de Mary et d'Assan. Marcelle Sénard est-elle présente, ainsi que leurs amies parisiennes ? Stewart et Wallace Shillito, les oncles de Mary Shillito, ne font pas le voyage des Etats unis d'Amérique car ils désaprouvent cette union. Béatrice Shillito, la cousine qui joue le dernier acte à la mort de Mary, est-elle présente ?

Par une réponse précise à ces questions, nous pourrions comprendre un peu mieux ce mariage, voir s'il a l'accord des deux familles, prendre la mesure de l'indépendance de Mary et d'Assan à l'égard de leur famille respective.

 

Blason de la famille Shillito

 

 

Quel coup de tonnerre dans ce microcosme féminin lesbien irréductible ! Quel drôle de retournement de situation !

Pourquoi Mary a-t-elle posé ses yeux et arrêté son regard sur cet homme dépeint de manière fort peu élogieuse par Mabel Dodge Luhan, une amie américaine de Mary Shillito, dans son livre autobiographique publié en 1932 "Intimate memories" : "..(Assan Dina)... était très petit, mais plutôt fort, avec un visage aux traits lourds. Les yeux noirs écartés, un peu à la Picasso, brillaient d'un violent et sauvage éclat. Tout au fond de ses prunelles on aurait dit qu'un feu brûlait en permanence... Il avait une grosse tête enfoncée entre les épaules, le visage pâle au ton d'ivoire, marqué de profondes rides. La bouche, aux lèvres curieusement épaisses et pendantes, rappelait quelque monstre marin, avec quelque chose d'assyrien pour tout dire..."

Mabel décrit bien là des traits dûs à l'ascendance indienne de son père. Ses yeux, sourcils et paupières sont typiques de l'Inde, ainsi que son teint de peau. Le reste du visage, par contre, est conforme au visage français de nos terroirs. La description de Mabel révèle aussi toute l'indifférence, voire l'animosité et le dégoût qu'Assan Dina inspire à certaines femmes proches de Mary Shillito. Cette description témoigne également d'une immense intolérance vis-à-vis de l'autre, de l'étranger. Elle la condamne sans appel.

Celle-ci doit avoir du mal à convaincre ses amies de son intérêt pour Assan Dina, voire, si le mot n'est pas excessif, de son nouvel amour, d'une nouvelle sorte d'amour aussi, car cette fois il s'agit d'un homme. Quelle trahison ! Mary Shillito est atteinte d'un amour d'homme.

Mabel poursuit : "Je n'ai fait que l'accepter avec le reste du château, comme dans l'ancien temps on aurait pris un bouffon ou un nain... Il vivait à l'étage où il déchiffrait nuit et jour des tablettes de pierre (assyriennes). Il n'apparaissait qu'au repas, le regard perdu et absorbé à table, l'esprit tout occupé d'antiquité je suppose... Il parlait rarement et semblait toujours absorbé par ses pensées. Lorsqu'il parlait, c'était à propos des Anciens et il lui arrivait de faire, à l'occasion, des déclarations sur les races et sur notre propre race aryenne, qui réfutaient toujours nos anciennes convictions."

 

Ce passage de Mabel est très riche de renseignements. Il montre tout d'abord qu'Assan Dina s'isole lorsque Mary Shillito "reçoit" ses amies. Il ne les intéresse pas, mais la réciproque semble aussi vrai car "il a le regard perdu, il est absorbé dans ses pensées, il parle rarement"... Ces dames frivoles, repliées sur elles-mêmes dans leur narcissisme, ne doivent guère l'intéresser. On peut le comprendre. Mabel perçoit aussi le déconditionnement de la pensée d'Assan Dina, déconditionnement par rapport au nôtre, évidemment, car "il réfute toujours nos anciennes convictions". Son éducation, sa culture, son vécu ne sont pas centrés effectivement sur le puritanisme de l'Ohio et le saphisme d'une partie de la communauté américaine de Paris. En d'autres mots il dérange doublement, tant dans ses idées que dans son appartenance au sexe des "cochons".

Mary Shillito, quant à elle, semble avoir trouvé le nouvel ancrage qui lui manque. Elle reçoit toujours ses anciennes amies, mais elle donne une place grandissante à Assan Dina dans sa vie. Lui, de son côté, a su également arrêter son regard sur elle, la femme au visage ingrat, aux traits lourds, elle, Mary Wallace Shillito. Si Wallace est bien un nom anglo-saxon qui s'est même fait un blason, Shillito ne serait-il pas l'américanisation d'un nom indien, d'Amérique cette fois ? Ne retrouve-t-on pas cette ascendance dans la lourdeur de ses traits ?

Quoiqu'il en soit pour Mary la séparation de son ancien monde se poursuit. Sa "secrétaire", son amie de coeur, l'amie de sa soeur, sa Violet par contumace, note le changement et perçoit la nouvelle emprise dans l'esprit et le coeur de Mary. Il n'y a plus d'issue, Marcelle abandonne la partie et se retire du château des Avenières l'année où Mary se marie. Mary Shillito a 35 ans et Assan Dina 42 ans.

 

Blason de la famille Shillito

 

 

3- Les cartes de tarot d'Assan ou Amina Dina, leur message privé

Au début de ces pages nous avons vu que les mosaïques dans la chapelle d'or sont signées A.DINA 1917.

Assan Dina publie en 1917 un livre signé A-F DINA, pour Assan Farid Dina. Amina, la même année, publie également un livre, signé ADINA, pour Amina Dina. Il est alors logique de penser que la signature des mosaïques signe la maternité d'Amina à ce projet, et non une paternité dévolue à Assan, comme il en était le cas dans les études fragmentaires précédentes.


En effet la réalisation des mosaïques s'achève.

Vous avez vu les 22 lames dans la chapelle bleue, surmontées d'un ciel azur piqué de l'or des constellations. Elles vous ont emmené dans la chapelle d'or, le naos qui renferme l'image du divin. Amina donne là son message métaphysique et symbolique sous forme d'images et de hiéroglyphes divers.

Mais ce message est à usage privé. Le château des Avenières n'est pas un lieu public. Seuls les visiteurs amis peuvent bénéficier de la lecture de ce message, avec certainement comme privilège supplémentaire un commentaire éclairant du concepteur.

Il faut nous arrêter un moment sur le temps nécessaire à la conception et l'élaboration de ces mosaïques, ainsi qu'aux modifications à entreprendre pour que l'écrin, la chapelle, puisse recevoir ce message. Concevoir un Tarot entièrement est une chose fort longue. Les tribulations d'Oswald Wirth, que nous avons rencontré au début de notre visite, en témoignent. Un an ou plus de réflexion ont dû être nécessaire pour aboutir à cette formulation graphique des lames, même si le thème de chacune d'elle est une reprise du tarot dit "de Marseille", comme celui du roi de France Charles VI (1380-1422), consultable sur le site de la Gallica.

Ensuite il faut passer à la réalisation matérielle.

Le choix technique d'emploi de mosaïque surprend. On se serait d'avantage attendu à des fresques,  choix plus classique. Il faut resituer ce choix dans le contexte de cette époque, où il y avait une véritable frénésie de redécouverte des techniques anciennes. Beaucoup de fronton de bâtiments à Paris à cette époque réutilisent de la mosaïque. Nous avons évoqué Salomon Reinach un peu plus haut. Un de ses deux frères, Théodore, met en oeuvre des mosaïques pour décorer les pièces de sa fameuse Villa Kérylos, construite de 1902 à 1908 en bord de mer à côté de Nice.

Comme pour cette villa, Assan doit faire appel à des ouvriers italiens pour la mise en oeuvre de cette technique. Deux années sont peut être nécessaires pour la réalisation matérielle des mosaïques.

Du début de la conception jusqu'à l'achèvement, il faut raisonnablement trois années, ce qui fait remonter en 1914 l'arrivée d'Assan Dina dans le monde de Mary Shillito, et peut être même aussi au château des Avenières.

Ce n'est pas tout.

La chapelle bleue devait à l'origine être la seule chapelle. Les voûtes indiquent la répartition de l'espace de cette chapelle. Sous la grande voûte en croisée d'ogive se trouve la partie publique. Sous la croisée d'ogive étroite se trouve le lieu de la célébration du culte, avec l'autel. N'oublions pas que Mary s'est convertie au catholicisme et qu'elle est une croyante pratiquante. Nous avons vu qu'elle a acheté un retable et une statue de la Vierge à l'Enfant, entre autres. Le retable devait être prés de  l'autel.

Reprenons le plan vu précédemment, mais avec cette variante. Cliquer directement sur le plan pour passer de la configuration actuelle à la configuration d'origine et réciproquement (sans utiliser la molette de la souris),

Retour au plan d'origine

Pour créer la chapelle d'or, dans le prolongement de la chapelle d'origine, devenue "bleue" par la suite, des travaux très important ont dus être menés. Ces travaux se sont poursuivis par la création d'une nouvelle entrée, rendant obsolète l'entrée par le vestibule aux carreaux sigillés tournés vers l'entrée d'origine, comme nous l'avons vu plus haut.

Les photos suivantes montrent, côté nord-ouest, l'extension de la chapelle faite par Assan et Mary ainsi que la nouvelle entrée, plus à droite.

 

Mur nord ouest, vue 1 Mur nord ouest, vue 2

 

Cette extension importante oblige à de nouveaux travaux de construction, et peut-être même auparavant de déconstruction partielle. Elle permettrait de résoudre l'énigme soulevée par Monsieur R. R : "On prétend aujourd'hui encore que les deux premiers niveaux de l'édifice durent être entièrement démontés, pour des raisons qui restent inexpliquées".

Sans que les deux premiers niveaux aient été démontés, ces travaux entraînent assurément d'importants réaménagements de gros oeuvre. A gauche l'extension de la chapelle se voit facilement. Les murs sont repoussés vers l'extérieur. La façade est nouvelle et le vitrail précédant déplacé et réinséré dans la nouvelle arcade.

A droite une arche double nous dirige vers la nouvelle entrée par un sas qui reste ainsi lumineux tout en étant à l'abri des intempéries. Mais pourquoi ne pas faire une autre véranda en bois comme celle que l'on voit peinte en bleue sur la photo de gauche, ou déplacer celle-ci ? Selon toute logique, pour porter le poids de la nouvelle pièce du dessus, qui est éclairée par les deux fenêtres élancées de sa façade. Les balustrades horizontales en pierre blanche à son sommet indiquent la présence d'une terrasse.

A quoi sert cette nouvelle pièce, le château en ayant déjà une trentaine ? Cette pièce est accessible par le grand escalier du hall d'entrée (photo ci-dessous). Mais sur la vue de droite, la plus ancienne, un mur ou une cloison masque son accès, voire son existence. Quelle est l'histoire de cette  pièce rajoutée à l'époque de l'extension de la chapelle par Assan Dina et Mary Shillito?

 

 

cliquer sur la photo

Hall d'entrée, deux époques différentes

 

Il reste à faire une étude technique des bâtiments pour déterminer avec exactitude où des travaux de gros oeuvre ont pu être effectués afin de comprendre l'intention du commanditaire.

 

 

Blason de la famille Shillito

 

 

4 - Le message public d'Amina et Assan Dina, ou leur oeuvre littéraire.

Ils publient deux ouvrages en 1917. Ils font partie d'une trilogie. Le troisième ouvrage sort seulement en 1927, quoique déjà rédigé en 1916. De façon étonnante le nom d'auteur diffère à chaque fois. Assan publie aussi, connus à ce jour, deux articles. Le premier, de neuf pages, porte comme titre "Magisme et sorcellerie malgache". Il est publié dans la revue "Le voile   d'Isis" de décembre 1925. Le second, de dix pages, s'intitule "L'âme hindoue" dans la "Nouvelle Revue" de mars 1928, quelques mois avant sa mort prématurée.

 

Le premier livre est signé ADINA, ou Amina Dina, "La chair tangible de l'infini, l'Astre-Dieu"

Le premier ouvrage, signé "Adina", s’intitule "La chair tangible de l’infini – L’Astre-Dieu". Nous savons aujourd'hui de manière prouvée que ce n'est pas Assan qui rédigea le manuscrit, mais sa soeur Amina qui fut présente aux Avenières à sa manière, sans y être physiquement de manière prolongée. Elle fut certainement à l'origine de la rencontre entre Mary Shillito et son frère Assan Dina.

 

 

Livre Adina.jpg (120158 octets)

 

Vous pouvez lire intégralement l'ouvrage "Chair tangible de l'infini - ASTRE-DIEU" en cliquant sur la photo ci-dessus ou bien consulter sa table des matières pour lire certains chapitres seulement. Vous pouvez également le  télécharger au format pdf en cliquant ici.

 

Blason de la famille Shillito

 

Ce pseudonyme, quoique proche du vrai nom, rend vain une recherche par nom en bibliothèque. Comment dans ce cas le connaît-on aujourd’hui ? Par un hasard incroyable du destin un bibliophile averti en hermétisme, Archer, prend un jour cet ouvrage dans le bac d'un libraire d'occasion. Il remarque la consonnance, proche de "Dina", qu'il connaît par l'ouvrage Fulcanelli dévoilé de Madame Dubois (opus cité) et lit la dédicace imprimée de l'auteur à "A Madame Mary W. Dina". Il n'y a plus de doute. Archer montre pour la première fois cet ouvrage dans son excellent blog consacré à Julien Champagne, l'illustrateur des Fulcanelli, en 2006. Il consacre plusieurs pages à Dina et aux Avenières. Je lui dois les scans de cet ouvrage.

Ce nom ne devait pas prêter à confusion à l’époque d’Amina et Assan Dina. Le lien devait être évident pour les personnes le connaissant. Cet ouvrage, l'ouvrage signé Adina, disparaît néanmoins complètement de la mémoire collective et plus personne ne le mentionne.

Ce livre est publié à Paris, à la Librairie de l’art indépendant, G. Revel étant éditeur.

G. Revel est certainement Gaston Revel, membre de la Société Théosophique. Essayons de le situer. Il crée, avec René Schwaller de Lubicz (1887-1961) et d’autres personnes, le journal L’Affranchi, publié de 1917 à 1919, pour promouvoir de nouvelles idées sociales après le marasme de la guerre. Le groupe des Veilleurs est fondé ensuite en février 1919 avec ces deux personnes et d’autres dont le poète lituanien Oscar Wladislas Milosz, " le seul mystique réussi que je connaisse " dira de lui Nathalie Clifford Barney, et Henri Coton-Alvart, alchimiste éminent mais resté méconnu du grand public jusqu’à la publication de ses notes Propos sur Les Deux Lumières par Mme Dubois, aux éditions du "Mercure Dauphinois".

Regardons aussi la publication de la Librairie de l’art indépendant.

Cette maison d'édition publie environ cent cinquante ouvrages de 1886 à 1917. La liste des auteurs et ouvrages connus est impressionnante. Toute la Théosophie est là, avec Héléna Petrovna Blavatsky, co-fondatrice de la société théosophique, la "Revue théosophique" elle-même et des disciples du mouvement comme Annie Besant qui publie "Pourquoi je devins théosophe".

On y trouve également des poètes émergeants, sulfureux à divers titres, comme Pierre Loüys (1870-1925) dont la totale liberté sexuelle en émeut plus d’un, tant dans ses oeuvres littéraires que personnelles, ou comme Jules Bois (1868-1943), occultiste émérite, batteur en duel, amant de la cantatrice Emma Calvé, celle-ci liée à l'abbé Saunière de Rennes-le-château et liée surtout aux belles mondaines de Paris… Sont également publiés Oscar Wilde, André Gide, Emile Burnouf qui fait la traduction de  la Bhagavad-Gîta, texte sacré hindou.

Sans surprise Léon et Gaston Revel publient dans cette même maison leurs propres ouvrages.

Enfin il faut citer deux noms importants pour notre histoire : Marcelle Senard, que nous avons rencontrée au début des ces pages web, publie là en 1914 son livre sur le philosophe anglais Edward Carpenter et René Schwaller de Lubicz y publie en 1916 son Etude sur les nombres.

Nous voyons donc qu'Amina Dina fait publier son  ouvrage dans une maison d'édition de choix. Pour ceux qui veulent en savoir plus la liste des publications de cet éditeur est annexé ici.

 

Blason de la famille Shillito

 

Je vous propose un résumé de l'ouvrage :

Ce livre est une réflexion scientifique sur la nature physique et chimique du soleil ainsi que sur les liens qui l'unit à son cortège de planètes. Du moins le dit-elle car une réflexion philosophique sous-tend complétement le développement de sa pensée et de ses hypothèses.

Amina commence par un rappel de la vision du soleil par les civilisations antérieures. Elle explique comment le tracé simplifié de l'oeil, constitué de sa pupille et de ses paupières, représente pour les initiés de certains peuples, africains notamment, le soleil et la course elliptique des planètes autour. Elle s'appuie là sur son vécu dans ces contrées. Elle dénonce au passage certains courants de pensée : "Les nègres, races inférieures, ne possèdent pas d'âme, ce qui permet de les spolier et de les tuer sans scrupules" ("Astre-Dieu", p.14-15). Elle nous gratifie aussi d'un magnifique message : "Il serait malvenu de railler autrui sur ses croyances. Chacun rêve l'Infini selon ses facultés".

Aujourd'hui encore, nous dit-elle, l'héliocentrisme (la terre tourne autour du soleil) est difficilement admis dans certains milieux. Aux Etats-Unis, par exemple, des personnes fortunées promettent des récompenses à toute personne pouvant amener des preuves en faveur du système géocentrique (le soleil tourne autour de la terre).

Ce préambule passé Amina Dina développe un argumentaire scientifique. Elle s'appuie sur l'analyse spectrale du soleil faite par les astronomes pour en déduire sa composition chimique. Elle note l'abondance décroissante du fer, du manganèse, du cobalt..., tout corps cristallisant dans le système cubique. Elle s'interroge sur la nature du soleil : " De grands alchimistes dirent que le soleil est un bloc d'or" (p.47). L'or cristallise aussi en cube. Amina déplore que : "Les alchimistes s'adonnèrent surtout à la recherche de l'or..." (p.56). Elle fait ensuite l'apologie du fer, ce parent pauvre des métaux, en en parlant comme d'une personne humaine. La pensée rappelle Fulcanelli. Elle examine ensuite le noyau, constituant interne du soleil, qu'elle compare à un gyroscope, du fait de son mouvement propre de rotation rapide dans le vide de l'univers. Elle attribue le même effet gyroscopique aux planètes.

Sa composition chimique en fait "un milieu magnétique et électrique de premier ordre, ce qui fait du soleil un monstrueux aimant naturel", doté d'un pôle sud qui attire et d'un pôle nord qui rejette. Des forces extérieures lui procurent son énergie, que ce soient les planètes par leur rayonnement ou des univers lointains. "Toutes ces émanations semi-matérielles forment une véritable maille à travers l'univers solaire". "Le noyau solaire est caché par une croûte épaisse, présentant l'aspect d'un globe éblouissant, tel de la chair sur l'os".

Elle évoque "la question si délicate" de la chaleur dégagée par cette étoile. A l'inverse de l'hypothèse classique du soleil-brasier, Amina Dina sous-entend le rayonnement froid de l'astre, ce que savaient les anciens : "Osiris est un Dieu noir", comme l'écrit Fulcanelli . Elle prend fort justement l'exemple de la température sur notre terre : "Plus on monte vers les confins de notre atmosphère, plus la température est basse". Elle réfute la théorie du soleil-feu, dont le facteur principal serait la combustion du gaz hydrogène dans la couronne solaire. Elle résume ainsi : "Le soleil donnerait l'impression d'un androgyne... qui soufflerait le feu et le froid". "Son éclat lui viendrait de ses influences magnétiques et électriques". Pour irradier, le soleil "dématérialise des particules matérielles pour en créer des ondes lumineuses, électriques dont il bombarde les plaines célestes". Elle précise que pour un cycle aussi grand quelques millards d'années ne comptent pas.

Le soleil est construit sur le même plan qu'un atome. "Son être comprend également les planètes et tous les espaces interplanétaires", un univers, comme un organisme vivant. "Cet univers est l'oeuf de Brahma, cet oeuf du monde gigantesque et si étincelant" (p.80).

 

Brahma créant sans cesse le monde, comme un lotus flottant sur l'océan cosmique, chapelle d'or

L'univers est un oeuf, l'oeuf est un univers

 

Nous venons de le voir dans la chapelle d'or ! Nous avons là la jonction parfaite de l'oeuvre littéraire, succédant et développant ce que les mosaïques montrent.

Le soleil est alors comparé à un induit et les planètes à des électro-aimants. C'est là une dynamo cosmique. Dina emploie des termes de technicien, d'ingénieur en électricité. Elle poursuit dans ce registre : "le soleil a un coeur en métal, puisque nos dynamos ont un collecteur en fer doux. Les planètes ici faisant fonction d'électro-aimant, bombardent le soleil de toutes leurs énergies électriques et de leurs forces."

L'électricité serait chaude, l'aimantation froide. La première désagrège et dissout. La deuxième aimante et coagule. "On retrouve là le symbole d'une des grandes écoles philosophiques de nos jours", précise-t-elle. Elle cite l'exemple de la technique de la galvanoplastie et de la lune noire et de la lune blanche, que nous retrouvons sur la lame 15 du Tarot - le Diable - de la chapelle bleue.

 

Lame XV le Diable, chapelle bleue

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"Les alchimistes dignes, c'est-à-dire professant la science chimique, y cherchèrent moins de malice" précise-t-elle pour éloigner une interprétation moralisante du blanc et du noir.

L'univers solaire étant un gyroscope doté d'une vitesse vertigineuse, celle-ci soutient l'ensemble solaire dans l'espace. Les planètes forment le plateau de la roue gyroscopique. L'équateur solaire est le centre vital des créations physiques et des corps matériels. Le soleil projette des matières solides seulement dans le renflement équatorial, car la grande vitesse de rotation y diminue la force attractive, la gravitation, en augmentant la force centrifuge. Les matériaux de l'écorce étant coagulés, ils s'échappent par la tangente et volent au travers de l'espace. Parmi les uranolites projetés, quelques uns proviennent des couches profondes de l'étoile. Ce sont les germes de vie. C'est la fleur de lotus lançant ses graines dans l'air. Cette image évoque encore la lame de la chapelle d'or, Brahma assis sur un lotus, enclos dans un arc en ciel en forme d'oeuf.

Amina Dina termine son exposé par une image métaphysique : "Le soleil est donc une âme immense, qui nous contient en ses flancs comme une goutte de rosée dans le calice d'une fleur. Son "soi" ne réside pas seulement dans le noyau, mais en tous et en tout, dans le caillou, dans l'homme, dans le nuage qui passe."

 

 

Le soleil est une âme immense qui nous contient en ses flancs

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Blason de la famille Shillito

 

 

Le Soleil dévoilant son centre cubique, selon A. Dina

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En conclusion, cette vision de notre "univers solaire" est aujourd'hui scientifiquement fausse.

La solution fut apportée en 1921 par Jean Perrin, qui proposa une source alternative de production d’énergie : les réactions nucléaires entre noyaux atomiques. Mais Amina et Assan Dina ne furent pas prix Nobel de physique comme Jean Perrin. Leur vision du coeur de l'astre, découplé de sa couronne lumineuse, reste cependant juste aujourd'hui.

Il faut retenir l'idée qu'Amina Dina souhaite investiguer les arcanes de la création, soulever un pan du ciel pour y trouver Dieu, par le moyen de la connaissance scientifique, discursive, en résonance avec son éducation scientifique et le positivisme de son temps. Ceci est tellement vrai que nous verrons un peu plus loin son frère Assan se transformer en astronome. Souvenons-nous que le Vatican a son télescope depuis 1582. Aujourd'hui encore il en a deux, celui connu de Castelgandolfo, dans la lointaine banlieue de Rome, et un moins médiatisé mais ultra-moderne, édifié en 1981 sur le Mont Graham dans l'Arizona aux Etats-Unis, le Vatican Advanced Technology Telescope (VATT).

Amina et Assan Dina investiguent les arcanes de la création par des moyens scientifiques, mais pour eux cette connaissance scientifique nouvelle ne fait que confirmer l'intuition des anciens peuples, transmise sous le sceau des symboles, l'intuition de l'unité d'un grand tout, de l'existence d'un grand être vivant cosmique dont nous ne sommes qu'une partie.

 

Blason de la famille Shillito

 

 

Un deuxième livre : A.M.A. "La Science philosophique"

Ce deuxième ouvrage de 345 pages est signé du pseudonyme A.M.A. Il s'intitule "La Science philosophique". Il est dans la continuité philosophique du précédent.

Il est publié à Genève en 1917 à l'imprimerie "La Sirène". La rédaction de cet ouvrage est achevée le 16 décembre 1916 à Marseille, comme indiqué dans la dernière page. Dans une page de garde il annonce la publication d'un troisième et dernier ouvrage, "La Destinée, la mort et ses hypothèses".

Je remercie mon ami F. T. d'avoir mis à notre disposition ce livre, ainsi que le suivant, livres autant introuvables que le premier.

 

Livre d'Assan Dina : la Science philosophique

 

Vous pouvez lire intégralement l'ouvrage La Science philosophique ou bien consulter sa table des matières pour lire certains chapitres seulement. Vous pouvez également le  télécharger au format pdf en cliquant ici.

 

Ces initiales ne se rattachent à rien de connu si ce n'est au nom mystique de "Ahor Mahomt Ahliah" pris par René Schwaller de Lubicz pour signer un petit opuscule intitulé "Nécessité", publié en 1918. Dans son livre L'oeuvre au rouge, publié en 2006, Emmanuel Dufour-Kowalski voit dans cette identité un lien entre Assan Dina et René Schwaller, le premier étant pour lui le maître du second. Je ne tiens pas pour véridique ce lien, dans l'état actuel des documents accessibles.

Dans quelques mois un chapitre de ce site sera consacré aux Schwaller de Lubicz, René et sa compagne Jeanne Germain. Ils sont connus sous les noms mystiques d'Aor et d'Isha. Au delà de leur oeuvre symbolique et égyptologique, nous verrons les liens avec l'alchimie, Fulcanelli et son illustrateur, Julien Champagne.

 

Blason de la famille Shillito

 

 

Le troisième livre : A.-F. Dina, ou Assan-Farid DINA, "La Destinée, la mort et ses hypothèses"

 

Livre d'Assan Dina, la Destinée, la mort et ses hypothèses

 

Vous pouvez lire intégralement l'ouvrage "La destinée, la mort et ses hypothèses" ou bien consulter sa table des matières pour lire certains chapitres seulement. Vous pouvez également le  télécharger au format pdf en cliquant ici.

 

Blason de la famille Shillito

 

 

Un premier article d'Amina Dina, "Magisme et sorcellerie Malgache"

Grâce à son travail de recherche, Archer, bibliophile passionné en hermétisme, auteur du blog consacré à Julien Champagne cité ci-dessus, pour avoir trouvé l'ouvrage d'Adina, "L'Astre-Dieu", trouve un autre document. Il s'agit d'un article passionnant d'Amina Dina, signé une autre fois "Adina". Il est publié en décembre 1925 dans la revue parisienne consacrée à l'ésotérisme et la spiritualité, Le Voile d'Isis. L'article de neuf pages est la réflexion d'Amina Dina, femme alorq âgée de 52 ans, sur certains aspects de la spiritualité et de la relation magique au monde terrestre de petites communautés d'hommes ou de femmes à Madagascar, au début de son siècle. Souvenons-nous qu'Amina Dina a parcouru, entre autres, l'Afrique du sud et Madagascar, première terre proche à seulement 900 km de l'ile Maurice, dans sa jeunesse.

 

Pour lire l'article, cliquer sur la photo - to read the article, click the photo below

Adina, revue Le voile d'Isis, décembre 1925

Lire l'article

Le "Voile d'Isis" est une publication périodique de la maison d'édition parisienne "Bibliothèque Chacornac", elle-même liée à la fameuse librairie ésotérique Chacornac. Vous pouvez également le  télécharger au format pdf en cliquant ici.

 

Blason de la famille Shillito

 

 

5) Le message publique d'Assan Dina, son oeuvre scientifique.

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Ou aller à la fin de sa vie - the death of Assan Dina

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